Lignes

, par Collioure

Deux pas dans l’ombre et tout sera dit
Ta main se tend vers l’infini bleu
Tu ne sais plus s’il cache des yeux
Ta main se crispe et fuit l’harmonie
 
Des esclaves dont le corps sourit
Langoureuses à séduire les dieux
Ignorant tout des champs et des cieux
Mais leur fuite rejoint l’infini
 
Deux pas dans l’ombre et tout sera dit
Bracelets pour étrangler la vie
Frémissements bercés de lumière
 
Pas feutrés qui frôlent les tapis
Mordant jusqu’au sang les lignes fières
Qui s’éteignent et se meurent sans bruit...