Dans les replis subtils d’une main vagabonde, Se pressent les fanfares, les fruits d’or, l’aimant D’un monde fantastique, vieillot, charmant, Qui fait surgir en nous des rêveries profondes. Ce rire enfantin, jailli d’une tête blonde, Il le cache en son cœur, pousse un gémissement Complice, cabriole et part en nous jouant Le refrain malicieux d’un saxophone immonde, Qu’il transforme d’un bond, qu’il change avec brio En un triste, suave, poétique solo, Posant une larme aux yeux d’une (…)
Tout paraissait perdu Nous n’avions plus de flèches Nos ennemis se rapprochaient perfidement Se préparant à nous scalper Nous n’avions que nos tomawaks et nos couteaux Et nos squaws Qui assistaient à la bataille Cachées derrière un épais talus Meurtrissaient déjà leur sein De désespoir. (…)