Collioure, écrivain

Auteur et comédien, « Collioure » est l’homme de tous les paradoxes

Sarajevo

Ne demandez pas pardon Non, ce n’est pas votre faute Ne dites pas que c’est trop loin Vous savez bien que c’est tout prêt d’ici Ne dites pas que c’est trop tard Vous pouvez encore agir Dites seulement un mot : SARAJEVO Ne dites pas surtout je n’y peux rien J’ai le sida, je suis chômeur, je suis paumé Dans ma banlieue pourrie je ne suis rien Dans ma villa dorée je suis trop bien Entendez les enfants qui pleurent dans la nuit Vous pouvez encore agir Dites seulement un mot : SARAJEVO (…)

Derniers articles

  • Atcha-Kouyou Lire la suite de «Atcha-Kouyou »

    , par Collioure

    Tout paraissait perdu Nous n’avions plus de flèches Nos ennemis se rapprochaient perfidement Se préparant à nous scalper Nous n’avions que nos tomawaks et nos couteaux Et nos squaws Qui assistaient à la bataille Cachées derrière un épais talus Meurtrissaient déjà leur sein De désespoir. (…)

  • Arbre Lire la suite de «Arbre »

    , par Collioure

    Poème de vie
    Nous avons marché à ton ombre
    Nous t’avons brûlé pour survivre
    Nos charpentiers de marine t’ont torturé
    Changé en poutres, tenons, mortaises et cabestans
    Nous t’avons martyrisé de mille façons
    Mais nous t’honorons
    En refaisant de toi
    La charpente de Notre-Dame de Paris
    * (…)

  • Le vieux marin Lire la suite de «Le vieux marin »

    , par Collioure

    Il est perdu le vieux marin Dans son caban usé jusqu’à la corde Avec sa casquette défraîchie.
    Depuis qu’il a posé son sac Qu’il a dit adieu à la mer Il n’est plus rien... Moins qu’une ombre.
    Il a bien quatre sous pour payer la cantine Sa casquette, sa pipe d’écume Des souvenirs pas trop (…)