AU COMMENCEMENT était LE MAL.
Il ne cherchait pas à paraître, mais il était stratégiquement placé : il était au cœur de l’être. Il était comme lové dans l’être, bien au chaud, sûr de lui. Confortablement installé. En position de force. Rien ne pouvait le faire disparaître, ni même atténuer sa présence. Il était comme arc-bouté sur le néant.
Toutefois, le mal éprouvait un certain mal être. Il n’était pas franchement bien dans sa peau. Il s’ennuyait. Certes, il se distrayait avec des (…)
Tout paraissait perdu Nous n’avions plus de flèches Nos ennemis se rapprochaient perfidement Se préparant à nous scalper Nous n’avions que nos tomawaks et nos couteaux Et nos squaws Qui assistaient à la bataille Cachées derrière un épais talus Meurtrissaient déjà leur sein De désespoir. (…)