Collioure, écrivain

Auteur et comédien, « Collioure » est l’homme de tous les paradoxes

Le Vieux Marin

Ce nom me revient comme un baiser sur les lèvres Un nom venu de nulle part Lichen Petit mot petite chose Qui tournoie dans ma tête Algue au parfum de mort J’ai vieilli La mer ne veut plus de moi Mieux vaut ma cabane sur la falaise Autant oublier Mais tu tournoies dans ma tête Tu vrilles dans ma tête Tu es la mer Je ne veux pas t’entendre Mais je n’entends que toi Et finirai par céder Je partirai un soir Un mot très doux sur les lèvres Je descendrai la falaise La mer très douce sur (…)

Derniers articles

  • Atcha-Kouyou Lire la suite de «Atcha-Kouyou »

    , par Collioure

    Tout paraissait perdu Nous n’avions plus de flèches Nos ennemis se rapprochaient perfidement Se préparant à nous scalper Nous n’avions que nos tomawaks et nos couteaux Et nos squaws Qui assistaient à la bataille Cachées derrière un épais talus Meurtrissaient déjà leur sein De désespoir. (…)

  • Arbre Lire la suite de «Arbre »

    , par Collioure

    Poème de vie
    Nous avons marché à ton ombre
    Nous t’avons brûlé pour survivre
    Nos charpentiers de marine t’ont torturé
    Changé en poutres, tenons, mortaises et cabestans
    Nous t’avons martyrisé de mille façons
    Mais nous t’honorons
    En refaisant de toi
    La charpente de Notre-Dame de Paris
    * (…)

  • Le vieux marin Lire la suite de «Le vieux marin »

    , par Collioure

    Il est perdu le vieux marin Dans son caban usé jusqu’à la corde Avec sa casquette défraîchie.
    Depuis qu’il a posé son sac Qu’il a dit adieu à la mer Il n’est plus rien... Moins qu’une ombre.
    Il a bien quatre sous pour payer la cantine Sa casquette, sa pipe d’écume Des souvenirs pas trop (…)