Marquise, pardonnez-moi si mon aveu ne blesse
Que vous, si mes baisers subtils vous sont méchants,
Si je perds à vos pieds la plupart de mon temps
Et si votre souci le reste ne me laisse.
Votre voix me fait mal, votre main me caresse
Et vous gardez toujours, par l’un de vos rubans,
Le deuil de mes genoux, l’invisible serpent
Qui tord mon élégance et fait rire vos tresses.
Ou plutôt ne rêvais-je d’une ombre endormie ?
Pouvez-vous quelquefois, d’une tapisserie
Trompeuse, murmurer vos invites cruelles
Au chérubin tout palpitant de les ouïr
Qui pleure l’oiseau bleu de votre jarretelle
Mais dont vous ne daignez entendre les soupirs.